mercredi 26 avril 2017

pollution municipale ( article modifié le 29 ,14:41)

chemin qui longe le ruisseau ( crédit photo dominique B)

sortie du ruisseau sur la plage ( crédit photo dominique B)

le ruisseau  et son tuyau ( photo cr√©dit  dominique B)

sur plage ( crédit photo Asso Mès et Vilaine)
D√©but Avril,  un tuyau de refoulement du poste de rel√®vement du Logui  fut perc√© par inadvertance par un employ√© de la commune qui r√©curait  le ruisseau qui s'√©tend de la lande du logui jusqu'√† la plage  .... 
Pendant deux semaines , sans que la mairie ne semble r√©agir, des eaux us√©es naus√©abondes s'√©coul√®rent jusqu'√† la mer . 
C'est le vendredi 14 avril  que la police de l'eau fut pr√©venue par des militants de l'association M√®s et Vilaine . Cap Atlantique ( la communaut√© de communes) envoya deux techniciens r√©parer le tuyau perc√© le jeudi 20 avril.
Cap Atlantique parlera de 5 m√®tres cubes d'eaux us√©es d√©vers√©es dans la mer ! 
Comme on le voit , la protection de l'environnement et la santé publique sont une priorité pour la municipalité !

samedi 22 avril 2017

POURQUOI VERTDO EST N√ČCESSAIRE


Quoi qu'en disent certains, on peut parfaitement ne pas être écolo, ne pas partager loin s'en faut toutes
les id√©es de VERTDO, ni m√™me, √† ce qu'il en a parfois laiss√© para√ģtre, ses convictions politiques et
trouver pourtant un r√©el int√©r√™t √† sa tribune. Certes nous sommes bien dans un √Čtat de droit et surtout
nous avons aussi le privilège de résider à proximité d'un littoral remarquable et d'un estuaire
exceptionnel, qui sont notre bien tout à la fois le plus commun et le plus fragile. Mais il n'est pas
anormal -et m√™me souvent, il para√ģt souhaitable -qu'il se trouve quelque part et en marge d'une
information officielle qui n'est pas toujours neutre, une sorte de vigie, dont les annonces et les r√©actions f√Ľssent-
elles un peu vives -garantissent que tout le monde ne peut pas hors du débat démocratique faire
ou dire n'importe quoi, n'importe o√Ļ et n'importe comment.

Bien s√Ľr, il arrive √† VERTDO d'√™tre ouvertement de parti pris et nous n'√©pousons pas toutes ses
positions (tout en adhérant pourtant à pas mal d'entre elles). Mais cela ne nous empêche pas de
considérer que ce blog de "VERTDO", qui assure depuis de longues années par sa connaissance du
terrain, par sa documentation, par la teneur de ses articles un certain équilibre du contradictoire avec la
communication officielle (qu'elle soit médiatique, politique ou municipale), est également un bien
pr√©cieux: un espace rare de libert√© qui doit √™tre pr√©serv√© dans son r√īle d'information, de r√©flexion et
d'alerte. Certes VERTDO a souvent une approche fortement polémique, mais que tout le monde peut
contester aussi bien publiquement qu'anonymement et -j'ai eu l'occasion de le vérifier personnellement
-son auteur pousse l'honnêteté jusqu'à publier in extenso tous les commentaires qui lui sont ouvertement
défavorables, ou qui sont contraires à ses options, pour peu toutefois que l'intervenant ne se cantonne
pas indéfiniment en boucle dans une démarche incantatoire, avec une orthographe plus que titubante.
M√™me ses d√©tracteurs les plus acharn√©s ne peuvent que reconna√ģtre que le travail accompli sur ce blog
est important et qu'il traduit un engagement personnel et pers√©v√©rant qui force le respect. Bien s√Ľr, tout
n'est pas parfait et malgré les précautions prises, il peut se glisser ici ou là (comme partout ailleurs) une
erreur, voire une position un peu trop tranchée, une opinion un peu leste ou même de temps à autre une
attaque dépourvue d'aménité. Mais il y a fort à craindre que tous ceux qui souhaitent voir VERTDO
s'√©puiser, se taire ou dispara√ģtre n'aient pas pour souci premier d'am√©liorer vraiment notre information.

C'est pour toutes ces raisons et parce que nous sommes certainement plusieurs à penser que quelque
part, non pas patrimonialement, mais moralement et intellectuellement, VERTDO nous appartient à
tous, qu'il faut soutenir ce blog et ne pas laisser son auteur seul face à des attaques dont la virulence
confirme quelque part la pertinence de ses propos. Car comment ne pas craindre que:

-dans le contexte de la censure d√©finitive par le Conseil d'√Čtat des zones de regroupement des
campeurs-caravaniers si chères à notre Maire,

-après l'assignation indue d'un autre site pénestinois qui avait cru pouvoir s'exprimer librement
sur la politique municipale,

-apr√®s la confirmation r√©cente encore par le Conseil d'√Čtat que ni le SCOT de Cap Atlantique,
ni le PLU de Pénestin ne pouvaient prendre de liberté avec la loi littorale,

le redoublement de ces intimidations ne traduise une certaine nervosité qui n'est sans doute pas
fortuite. Davantage encore que son contenu propre, cette susceptibilité ombrageuse vise n'en doutons pas
l'existence et la persistance d'une tribune qui dérange, parce qu'en dépit de ses très faibles moyens, de
tous ses défauts et de toutes ses imperfections, elle échappe également et avec obstination à la triple
pression du pouvoir, du silence et de l'argent.

EPSILON

lundi 10 avril 2017

De l’utilit√© du blog

Depuis plus de dix ans Dominique Brunetti, auteur du blog Penestinlittoral, √©claire une face cach√©e des r√©alisations comme des orientations prises par la municipalit√© sous l’√©gide de M.
Baudrais, √©lu r√©√©lu sur quatre mandats successifs. En tournant les pages et les ann√©es du blog, on sait que ce dernier affiche une √©nergie remarquable pour son obstination √† gouverner sans partage, que ses d√©clarations changent comme le temps et que l’int√©r√™t pour le bien commun n’est pas une priorit√©. On comprend pourquoi et comment les id√©es d’un seul homme ne sont jamais aussi bonnes que celles de plusieurs. On imagine que le moteur d’un pouvoir, si faible soit-il, a encore du potentiel pour les derni√®res ann√©es √† venir : poursuivre des √©tudes de projets sans r√©el fondement, terminer les « grands » travaux engag√©s sans aucune remise en question et boucler le territoire par des engagements irr√©versibles. Une pi√®tre fa√ßon d’approcher la post√©rit√©. Mais l’histoire locale oubliera l’humain pour revenir aux √©v√©nements qui bousculent les fronti√®res de la terre et de la mer. Les inondations et les submersions marines pr√©visibles qui r√©duisent le territoire de la commune √† une portion congrue nous interrogent sur l’organisation future du territoire. Les d√©cisions d’aujourd’hui ont donc un r√©el impact sur la vie des Penestinois de demain.

D√®s les premi√®res ann√©es du blog la question de la protection agricole sur le plateau du Lomer est pos√©e. Les zones pour des habitations l√©g√®res de loisirs dans les espaces naturels sont d√©j√† un sujet controvers√© et d√©sign√©es comme ne respectant pas la loi littoral, tout comme la contribution des campeurs caravaniers √† plusieurs √©lections municipales. Les d√©cisions d’am√©nagements financ√©s par des fonds publics (trois millions d’euros) se prennent au m√©pris des lois. Plusieurs condamnations n’ont pas arr√™t√© la r√©alisation de projets pass√©s en force qui auraient pu √™tre accompagn√©s d’une citation guerri√®re telle que : « j’y suis, j’y reste ».
Le blog de M. Brunetti, une opposition permanente en marge du conseil municipal, d√©nonce les d√©rives d’une gestion fond√©e sur le client√©lisme. La naissance de l’association « Autre regard » est salu√©e avec l’espoir de rompre une solitude, assum√©e mais toujours plus difficile  au fil des ans. De temps en temps le blog √©largit ses propos sur des causes nationales avec« France nature environnement », fournit au lecteur des informations sur le futur projet de l’a√©roport « notre dame des landes » ou invite la population √† se rendre aux r√©unions publiques organis√©es par les associations locales pour revenir r√©guli√®rement sur les menaces qui p√®sent sur le bien commun de Penestin.

M. Brunetti affiche clairement son attachement au respect de l’environnement et n’h√©site pas pour cela √† relayer aupr√®s de la population le combat de l’association « M√®s et vilaine ». Il peut ainsi rappeler √† ses lecteurs comment le maire de Penestin, M.Baudrais, sur un bulletin municipal, vilipenda avec m√©pris et arrogance le journal de cette m√™me association. Dix ans plus tard, M. Baudrais poursuivra cette joute contre l’association « Autre regard ». Il est important de pr√©ciser aujourd’hui que monsieur le maire n’a jamais eu gain de cause bien qu’il ait toujours de bonnes raisons pour croire qu’il n’a jamais tort. Penser que la justice est
injuste est une tentation pourtant bien dangereuse. Elle fragilise un √©tat de droit et mine la d√©mocratie. Toutes ces erreurs ont impact√© financi√®rement la commune mais ont surtout eu des cons√©quences n√©gatives sur son d√©veloppement durable. Heureusement pour monsieur le maire, et comme M. Brunetti l’√©crit souvent, ce n’est pas lui qui paye. Une proc√©dure, m√™me sur quinze ans et qui oblige la commune √† verser 300 000 euros √† un promoteur, ce n’est pas le probl√®me.

Parmi la population qui d√©couvre ce blog, certains y adh√®rent d’autres le fustigent. Les premiers sont soulag√©s que quelqu’un puisse enfin dire ce que beaucoup pensent, les seconds sont scandalis√©s par les propos de cet « √©lectron libre » qui pioche une r√©alit√© des faits dans la vie politique municipale. Le blog propose √† ses lecteurs des informations contraires aux discours l√©nifiants de M. Baudrais. Chacun peut ainsi se faire sa propre opinion et v√©rifier la cr√©dibilit√© des articles et des discours. Il est √† noter toutefois que les critiques √©mises par M. Brunetti, surtout celles concernant le non respect de la loi littoral, ne sont jamais remises en question ni discut√©es. La justice est d’ailleurs toujours pr√©sente pour confirmer ses dires. Les Penestinois disposent donc, avec ce blog, d’une page « expression libre » qu’ils n’auront jamais dans le bulletin municipal.

Le blog de M. Brunetti, l’association « M√®s et Vilaine » et plus tard l’association « Autre regard » ont souvent √©t√© accus√©s de vouloir miner une gestion municipale sens√©e faire de son mieux, d’√™tre critique envers toute r√©alisation, d’emp√™cher le d√©veloppement des affaires, de freiner un progr√®s attendu, d’agir par id√©ologie. « M√®s et vilaine » en particulier f√Ľt accus√©e« de manipulations proc√©duri√®res ou d’√™tre une association extr√©miste responsable du
malheur de quelques individus.

Qu'en  est-il r√©ellement ? En vingt ans et malgr√© la loi littoral, l’urbanisation n’a cess√© de cro√ģtre mais on attend toujours le progr√®s attendu de cette banlieue sans ville toujours en
extension. Toutes les infractions √† la loi littoral, calcul√©es, combin√©es, r√©alis√©es, ont √©t√© condamn√©es. Les propositions d’am√©nagements en dehors du s√©rail local, ont toujours √©t√© rejet√©es. L’autocratie du maire est confort√©e par des √©lecteurs dup√©s. Pendant ses mandats successifs, il est parvenu sans √©quit√© √† rendre l√©gitime aupr√®s de la population ce qui est ill√©gal. Le blog rappelle souvent aux lecteurs ces √©tats de faits. Lorsque la r√©alit√© rattrape cette
fiction politique les projets individuels s’effondrent. Le vrai responsable de cet √©tat des choses plaide toujours non coupable en montrant du doigt les « emp√™cheurs de tourner en rond ». La
grande majorit√© des habitants, sensibles √† leur environnement, exprime le plus souvent des consid√©rations collectives ou d’int√©r√™t g√©n√©ral. Ils comprennent que « leur » environnement,
sans √™tre forc√©ment un sanctuaire, est le gage d’une qualit√© de vie et d’une richesse future. Les int√©r√™ts particuliers ou de groupements qui pr√©f√®rent ignorer les avertissements ou les combats associatifs pour la protection d’un bien commun, relay√©s par le blog de M. Brunetti, sont les premiers et les seuls √† poser la pierre de l’extr√©misme. Le combat des associations est une r√©ponse pacifique aux d√©cisions prises ill√©galement ou unilat√©ralement. Les adversaires du blog et de l’association « M√®s et vilaine » ne peuvent en dire autant. Intimidations, manifestations, agressions, menaces de mort envers ces engag√©s d’une cause plut√īt honorable,
se sont succ√©d√©es sans que le premier magistrat de la commune ne s’en offusque. L’extr√™me est ce qui d√©truit une richesse pas ce qui la prot√®ge.


L’engagement de M. Brunetti est √©troitement li√© √† son ind√©pendance. L’√©criture est aujourd’hui plus libre, moins serr√©e sur les contenus. Les moqueries, pamphlets et caricatures accompagnent un discours plus virulent. C’est √† la fois une √©volution et un choix qui appartiennent √† M. Brunetti. On peut appr√©cier ou douter de son efficacit√© mais cela reste une libert√© que nous avons le devoir de respecter.

Le blog dans sa nouvelle forme d√©voile l’imposture des discours sur le d√©veloppement durable en totale contradiction avec la r√©alit√© du terrain mais d√©nonce aussi les complaisances d’une opposition qui n’a que le nom. Il continue √† informer ses lecteurs sur le travail des associations de d√©fense de l’environnement qui se battent chaque jour dans les administrations, devant les tribunaux, qui se mobilisent contre les pollutions, contre le b√©tonnage du littoral, contre la prolif√©ration des plastiques dans les oc√©ans, qui luttent avec des moyens limit√©s mais avec des co√Ľts de proc√©dures √©lev√©s. On sait que M. Brunetti a √©t√© accus√© de diffamation (qui porte atteinte √† l’honneur ou √† la consid√©ration de la personne)
pour des √©crits lors des derni√®res √©lections municipales par M. Pradel, avocat et aujourd’hui conseiller municipal de Penestin. Mais on sait aussi que M. Pradel a r√©alis√© des travaux
d’enrochement sur domaine public maritime sans autorisation pr√©fectorale et qu’il f√Ľt bien s√Ľr condamn√© pour cela. On sait √©galement que les travaux de r√©habilitation du sentier c√ītier se sont interrompus √† la limite de sa propri√©t√©…Les explications sont certainement nombreuses mais les faits sont bien r√©els. Entre monsieur Pradel, ombre du conseil municipal, et l’engagement solitaire de M. Brunetti pour le bien commun, on peut sans h√©siter, choisir d’√™tre solidaire avec ce dernier.

Ce que l’on peut faire.

 La r√©serve, dans ce cas pr√©cis, ce n’est pas de la prudence, c’est de l’effacement. Un groupe, associatif ou politique, n’existerait pas sans le partage des id√©es individuelles. Il n’y a jamais une seule ligne de pens√©e dans un collectif. De m√™me, une commune n’a d’existence qu’avec toutes ses diff√©rences. Refuser l’anonymat c’est avoir une opinion et revendiquer la libert√© de l’exprimer.    D. BOCCAROSSA