vendredi 21 mars 2014

new morning ?



autre contribution libre et publiée telle quelle



Dans cette campagne municipale morose à l’image de sa commune, le maire est une moule malade qui refuse obstinément de décrocher de son bouchot. La commune est divisée, les gens ne se parlent pas. Elle est en retard, elle change, à l’instar de ces communes qui ont changé… il y a trente ans. Elle s’urbanise n’importe comment et prend une allure disgracieuse plutôt que valorisée avec tout ce qui faisait sa singularité. Les Pénestinois ont mangé leur pain blanc et pourtant, avachi dans son fauteuil dans sa mairie disproportionnée, tout frais payés par ses contribuables, le maire détient leur quitus, son brevet d’existence. Petit fonctionnaire sans envergure et opportuniste, l’individu est un sujet qui règne en maître dénué de sagesse. Sa condition est son moteur, avant le devoir de servir la collectivité correctement.
En bon imposteur, le sujet (celui qui se croit quelqu’un est un sujet puisqu’il n’est pas celui qu’il croit être) montre une assurance bien plus élevée que celui de son statut de maire de bourg de 1900 habitants. Les symptômes de son blablatage ? On les trouve quand il emboîte le pas des médias qui bastonnent inexorablement les consciences et façonnent un état de morosité et de défiance. Il fait le perroquet, « Dans une période de crise durable pour notre pays et pour l'Europe, qui nous imposera de rendre plus cohérentes et efficaces nos actions pour notre commune et notre intercommunalité… dans un contexte qui cumule à la fois des événements dramatiques sur le plan social et humain… La crise ! » Brrr, les poncifs qui font peur aux cons ! Parmi tous les lieux communs, il ajoute la couche « du tumulte des métropoles », des fois qu’il y aurait des gens encore plus cons pour croire qu’il les en préserve. Mieux vaut ratisser large. L’oiseau de mauvais augure entretient la crainte du contexte et enchaine enfin avec sa petite gestion communale en père tranquille. En y regardant de près, les gens s’emmerdent et ne se parlent toujours pas. Veillons à ce qu’ils soient divisés, telle est la devise pour repasser ! C’est vraiment dommage.
Le petit sujet qui se prend pour un maître ramène sa fraise sur le monde. Il en fait des tonnes de barquettes. Des gens se délectent de sa diarrhée verbale qu’il déverse sur les plumes de son canard municipal. « …C’est encore la raison qui nous conduit, dans cette période trouble, à prendre sur le monde le recul nécessaire et à inviter chacun au respect de l’autre et à la prise en compte d’une relativité de nos propres conceptions elles-mêmes toutes relatives. …engageons-nous à avoir le souci de l’objectivité… En 2012, les grands projets communaux concernent… » Waouh ! Il doit se croire devant un parterre du Fond Monétaire International annonçant les grands travaux qui chambouleront l’avenir de l’humanité, à savoir la réhabilitation du sentier côtier, la cuve à fioul des pêcheurs, ou le plan d’occupation de l’espace.
On voit nettement où se situe là « relativité de sa propre conception elle-même toute relative », en tout cas en lévitation au dessus de notre réalité, et de sa propre réalité, c’est sûr. Dans ses « propres conceptions elles-mêmes toutes relatives » de l’exercice, il enfonce le clou et conclut ses éditos avec le slogan de sa liste « pour faire Ensemble Pénestin Demain ? » On n’imaginerait pas Sarkosy ou Hollande en exercice, signer « la France forte » ou « le changement c’est maintenant » en fin de chaque intervention. Quand tu es machiavélien, t’es beaucoup plus fin. Un politicien doit être rassembleur, pas seulement de son camp, mais de tous. Dans ce village gaulois, on a tous les droits. Et le sujet (le sujet se ment à lui-même pour mieux mentir aux autres) signe à toutes les sauces avec « …son souci d’œuvrer avec discrétion et humilité pour faire Ensemble Pénestin Demain ; …pour que nous puissions Ensemble construire Pénestin pour Demain ; …Et tous ensemble, nous continuerons à œuvrer Demain pour un Pénestin qui répondra  au mieux à l’intérêt général… » C’est une interprétation très personnel de son exercice en effet, avec son « …souci de l’objectivité », encore très relative à sa propre conception de l’intérêt général.
En politique, l’expression « exercice du pouvoir. » traduit bien la vision du pouvoir dans la façon de l’exercer jusqu’au plus petit des édiles. Le pouvoir de servir l’état des élus disparus semble définitivement supplanté par une nouvelle conception de l’exercice du pouvoir. Les citoyens confondent le politicien du monde d’hier avec le politicien du monde d’aujourd’hui. Il ne reste de politicien que le nom, en réalité, le politicien a régressé en passant de l’homme d’autorité au manipulateur, narcissique et prévaricateur. Tendance, on le voit bien, qui se généralise.
Pour notre sujet (celui qui convoite est sujet de ses convoitises), le pouvoir est la façon de trouver sa place en société. Il est prêt à n’importe quel mensonge pour remplir les urnes. Comme il le dit, sa réalité est éminemment « relative » oui, mais à sa propre conception de l’existence… quand elle souffre d’un manque d’identité. Seulement, les gens ont besoin d’un référent solide et fiable. Pas d’un bonimenteur.
Ici, le sujet est incapable d’un regard bienveillant sur ses concitoyens, tous ses concitoyens. Il est un référent vide de référence, un enfant sans repère. Il emmène les gens dans un univers vide de sens. Il est esclave de l’énergie qu’il déploie pour un titre qui n’est qu’une béquille existentielle.
Pour se maintenir si longtemps, il a divisé la commune en deux parties. Quelle ambiance ! Pas foutu de mettre au point un plan local d’urbanisation normalement parce que pas foutu de concertation normale. Ça, ça ne trompe pas. Plus les gens sont divisés, plus les entreprises de ce genre sont difficiles à réaliser. Toujours en aménagement, il a fait le regroupement des caravaniers, rassemblés dans un cadre règlementaire en même temps que dans un cadre grillagé, mais ça leur a plu. Le tout à été couteux. En même temps, les heureux bénéficiaires lui garantissent des voix dans les urnes . Quand la moule, malade d’avoir filtré trop de nitrate aura lâché son bouchot, les plus fervents caravaniers pourront toujours baiser sa photo suspendue entre la table en formica et l’écran plat du mobil home. On oublie que les caravanes d’hier étaient dispersées et neuves, celles d’aujourd’hui finiront comme celles d’hier, mais regroupées. On ne change pas le cycle finalement, on l’aménage. Ça sera toujours plus facilement traçable pour le recyclage. Mais quand les propriétaires auront trépassé et que le petit Jordan voudra vendre, s’il est d’accord avec ses collatéraux, Téo et Cyndie, l’acquéreur potentiel va certainement tiquer quand il va voir l’état du matériel voisin, dans cet environnement en friche, vague évocation de l’hôtel de plein air sans les prestations. Ah c’est sûr, on pourra vendre, mais dans quelle condition ! Quel bel héritage. Ce qu’il fallait réglementer, c’était ce qui existait déjà. Le regroupement au profit de la collectivité, pipeau. C’est l’idée de propriété qu’on a touché, il n’y avait d’intérêt que l’intérêt financier. La propriété, à Pénestin, comme sur le littoral souvent, s’est décidé sur le modèle soviétique.
Son argument, le gain de surface agricole. En attendant, il sort des terres pénestinoises davantage de plots de bornage que des artichauts bretons. Tant pis pour les propriétaires pénestinois qui tètent la goutte au pis plein de promesses d’un bovidé qu’on vénère comme une vache sacrée indienne. Tant qu’ils tètent, ils sont maintenus dans l’ivresse de temps révolus. Dans le contexte économique, les taux de rotation des biens sont de plus en plus longs. La courbe des prix va infléchir irrémédiablement vers le bas. Cette multiplication de cités pavillonnaires va inéluctablement, dans le jeu de l’offre et la demande qui n’évolue pas favorablement, en faire déchanter plus d’un quand il va falloir vendre. Tels sont pris les pénestinois qui ont bénéficié d’une embellie qui précédait alors l’influence du sujet. Celle-ci est affirmée maintenant : les projets sont lancés, les erreurs sont faites. La fête est finie. Seule la commune remplira ses caisses des taxes locales qui passeront du domaine privé des pénestinois à l’état : la commune. En somme, ses plus fidèles supporter se font baiser et en redemandent.
On s’amuse à penser que les amoureux de la nature paradoxalement, aurait fait de la spécificité pénestinoise, un lieu qui se monnaierait plus cher, parce que rare. En somme, les pénestinois crachent exactement là où ils auraient probablement sauvé leurs meubles. La nature est bien faite finalement. Les retours de bâton en pleine gueule n’arrivent jamais par hasard.
Le sujet a dressé sa liste, il peut ! Aux votes précédents, quand les électeurs panachaient, il a toujours fini loin derrière, personne n’en a jamais voulu comme maire finalement puisqu’il était treizième la dernière fois, et tout aussi loin les fois d’avant. Le voilà qui présente sa liste : « …Il m'est apparu souhaitable de présenter à nouveau à vos suffrages une équipe sans étiquette, sérieuse et expérimentée…s'engager, dans le respect de tous, avec le souci d'une imposition maîtrisée, à conduire et construire l'avenir de Pénestin ». Toujours la même posture d’une diarrhée verbale en publique, obscène et qui traduit bien un grand manque d’humilité. Trois fois maire mais jamais dans l’absolu du suffrage. Aussi laborieux que son PLU.
Son équipe connaitra les joies de la rétention anale, une sensation désagréable au niveau de la peau du cul qui tire sur les zygomatiques : les effets d’un lifting à l’envers en quelque sorte. Quoique chez certains, le cul serré, c’est une seconde nature à géométrie variable... En dehors de toute analyse manichéenne, il y aussi dans cette liste quelques individus, en principe, sympathiques et compétents.
Est-ce que le sujet (le sage est un serviteur devenu maître à servir autrui, le sujet se croit maître sans servir, il préfigure une forme banale de totalitarisme), repassera pour la énième fois ? Bien sûr que oui ! Les gens préfèrent voter par défaut, comme si changer ses édiles était risqué !
On serait tenté de dire à tous les honnêtes gens, pêcheurs, mytiliculteurs, chômeurs, artisans, retraités, ouvriers, commerçants, femmes aux foyers, caravaniers, à nos vieux, et à tous ceux qu’il maintient sous son joug, ouvrez les yeux !
C’est ainsi, les gens ne veulent pas chercher à comprendre. Inutile d’écouter autrement que celui qui, en définitive, parle pour ne rien dire à un auditoire qui ne veut rien entendre.
Dimanche, il sera démocratiquement élu !
Jean-Claude Durabais (ne prenez pas celui qui a pris l'anagramme de mon nom pour quelqu'un de sérieux !)

Aucun commentaire: