jeudi 28 février 2013

collusion

Petit à petit , les zones de reconversion des campeurs-caravaniers se remplissent parcelles après parcelles . Les demandes de permis pour installation des HLL( habitations légères de loisirs) affluent au service urbanisme de la mairie . Déjà , comme dans la plus grande, au Lomer,  les mobil-homes pullulent avec ici ou là quelques constructions en bois sans compter les  cabanons de sanitaires et les caravanes supplémentaires !  les mobil-homes sont tous neufs , nos assistés "sociaux" pouvant se le permettre , n'ayant quasiment rien déboursé pour obtenir des parcelles de 400 ou 600 mètres2 parfaitement viabilisées et estimées par les domaines ( et non par le maire! comme je l'ai lu dans cette article de OF citant le président d'une ASL( associations syndicales des zones)  à 60 € en moyenne le m2 . En échange , ils abandonnent des parcelles, elles, estimées à 0, 25 € le m2  ....en laissant le nettoyage de ces dernières au soin de la collectivité .
Parmi tous ces bénéficiaires , on retrouve d'anciens  délinquants . Des campeurs-caravaniers  qui avaient demandé et obtenu en pleine zone naturelle du POS ( plan d'occupation des sols)  deux permis de construire des maisonnettes !  Le maire de l'époque , grand propriétaire terrien par ailleurs, et concepteur du POS , n'avait rien trouvé de mieux à faire  que de délivrer ces vrai-faux permis . Le préfet prévenu ( déjà à l'époque, l'état ne surveillait plus grand chose), l'édile en question fut sommé de retirer dans les plus brefs délais  ces vrai-faux PC . Ce qui fut fait . Mais nos campeurs-caravaniers très obstinés ( ils connaissaient  bien leur situation foncière), finirent   leurs travaux  tout de même . Au passage , les travaux en question ne respectaient même pas les dispositions du vrai-faux permis !
C'en était trop pour les juges qui demandèrent  à ces propriétaires de démolir  leurs maisonnettes au même rythme qu'ils les avaient construites .
Pour une fois dans ce domaine de l'urbanisme , force fut restée au droit . Les délinquants- propriétaires refusant l'injonction de démolir , c'est le préfet qui envoya une demi compagnie de CRS accompagner les engins de démolition .
Le conseil municipal qui avait changé entre-temps ,démissionna pour protester contre les démolitions !!???!

Aujourd'hui, 20 ans plus tard,
 ces  propriétaires bénéficient de la reconversion du camping-caravaning .Ils étaient propriétaires de 3 parcelles globalisant  près de 1000 m2 au Loguy . Le maire actuel arrivé à son poste peu après les démolitions des maisonnettes , considérait( lui aussi) qu'ils avaient subi un préjudice ! Dans le premier PLU ( remplaçant le POS ancien), celui-ci voulu mettre ces terrains en zone ....constructible . Le préfet refusa . Par la suite, ce PLU de 2006 fut annulé par la justice administrative .
Les terrains restent donc des zones de caravaning qui bénéficient de l'échange avec la commune dans le cadre du regroupement des campeurs-caravaniers .
Et l'échange est juteux . L'une des deux familles garde 330m2 et obtient une belle parcelle de 400 m2 . L'autre échange ses 330m2 contre une parcelle de ...600 m2 .

Des délinquants ,disais-je, que notre cher(€) édile considère comme des "victimes" de l'"injustice" des juges . Au royaume du clientélisme , la mauvaise foi est reine . vertdo


les 330 m2 qui restent

les parcelles des ex-maisonnettes

zone AUer du Lomer



les ex futures maisonnettes  sous les pins 

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