mardi 28 juin 2011

la belle affaire

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Dans le dernier bulletin municipal, le maire s'en prend une énième fois à l'association agréée de protection du littoral  "Mès et Vilaine" . Lui reprochant "un contentieux permanent" , il revient sur le référé-suspension contre les zones de regroupement des campeurs-électeurs-caravaniers.
On apprend à l'occasion que  lors de l'audience  le juge aurait demandé à la présidente de l'association: "quelle est votre  proposition pour cette problématique? " et qu'il lui aurait été répondu "  la même chose mais autrement " . Le maire moquant la réponse d'un quadruple point  d'exclamation et d'un "le conseil municipal n'a rien à ajouter ".
En admettant   que la réponse fût exactement celle-ci , le maire fait mine de croire qu'il découvrirait que l'action de l'association ne serait pas contre le principe même de la reconversion, mais contre la localisation des zones ne respectant pas la loi littoral  et leur urbanisation outrancière  C'est souvent le cas de ces édiles qui ne supportent aucune contradiction : parler de critique "systématique" de la part de leurs adversaires .
Le  maire nous parle de respect dû à ceux qui ont vendu les terrains et à ceux qui les ont achetés . Un peu opaque ... quels terrains? ceux d'origine  ou les nouveaux ? les caravaniers récoltent grâce à leur échange , un terrain viabilisé  avec possibilité de construire modérément ( pour l'instant ?). De parcelles agricoles à 1 € le m2 , ils obtiennent gratuitement ( nonobstant une participation au raccordement à l'assainissement ...comme tout le monde!)des parcelles estimées avant installation à......150 € le m2 !( d'ailleurs , certaines se revendent déjà !)
Cette reconversion concertée avec la seule association( virulente celle-là) des caravaniers ressemble bien à une grosse opération immobilière déguisée .
"L'honnêteté  intellectuelle " revendiquée par le maire dans ce dossier prête à rire ...   vertdo



mardi 14 juin 2011

La commune perd au tribunal

pointe du Halguen vue de la route côtière( cliquer sur la photo pour la zoomer)
A la pointe du Halguen , un permis de construire pour un ensemble  de neuf longères a été recalé par le tribunal administratif de Rennes .Le tribunal a conclu que ce vaste projet immobilier ne respectait pas la continuité d'urbanisme exigée par la loi littoral .
pointe du Halguen terrain du projet(cliquer sur la photo pour la zoomer)
 Par ailleurs en suivant la jurisprudence établit par le conseil d'état, il réaffirme que le Haut-Penestin n'est pas un village mais un simple lieu-dit "           ". Cet aspect est notamment important dans le cadre du  nouveau PLU ( plan local d'urbanisme) attaqué , puisqu'il  remet de facto en cause une zone constructible(AU2) établit en soi-disant continuité  d'urbanisation du "village" du Haut-Penestin.
La commune fera -t-elle appel ? il est permis d'en douter puisque dans le nouveau PLU, suite à une réserve ( obligatoire) des commissaires enquêteurs dans le rapport d'enquête publique, la nouvelle zone constructible sur laquelle se situait ce projet a été supprimée .
Ce contentieux perdu par la commune démontre une nouvelle fois que le discours du premier édile disant respecter la loi littoral dans ses documents d'urbanisme n'est qu'un rideau de fumée sensé masquer la réalité de sa volonté à ne pas vouloir maîtriser l'urbanisation de son littoral . vertdo

PS : La commune est déboutée de sa demande de condamner l'association requérante à la somme de 2500€. C'est au contraire l'association qui recevra 200 € de la part de la commune .