lundi 18 janvier 2010

nauséabond...

Cet adjectif me parait approprié au climat déclenché à Penestin par une énième "grève de la faim" d'un couple de promoteurs immobiliers habitant la commune.
L'histoire remonte .......bien loin , en -deçà de ce mois de juin 2003 quand le jugement de première instance du tribunal administratif de Rennes annula le permis de construire de l'ensemble immobilier dit "les hauts de Vilaine" à la surprise du maire (toujours maire actuellement, hélas)  , à la surprise du promoteur, et eux encore plus,à la surprise des  acquéreurs des petites maisons contiguës à l'immeuble (et du même permis)qui ne pu être achevé .Car ces petits propriétaires étaient bien au courant du référé rejetant la suspension des travaux. Mais cette requête rejetée  n'était qu'un jugement provisoire et le promoteur en question ne dit rien aux acquéreurs quant à la suite d'un recours qui risquait de produire ce qui arriva.
Puis dans leur "acharnement judiciaire", les promoteurs et le maire allèrent perdre en appel puis en cassation . En 2005  , l'affaire des hauts de vilaine fût donc close par le jugement définitif du conseil d'état.Trois jugements identiques , où est le yoyo judiciaire ?

Le couple de promoteurs fit alors une requête contre la commune en vue d'une indemnisation  .La requête fût  rejetée car le juge considérait que la commune ne pouvait être seule responsable.A cette suite, la femme du promoteur s'engagea dans une première grève de la faim . Au bout d'un mois et demi , elle arrêta son mouvement  sans que l'on sache réellement ce qu'elle obtint .  Puis le jugement de première instance déclara que même si les promoteurs avaient commis une imprudence fautive (sic), la commune et l'état étaient responsables respectivement  pour deux tiers et un tiers . Les promoteurs obtinrent donc 900 000€.

L'affaire aurait pu en rester là .
Mais l'assureur de la commune (et le maire était bien d'accord sur ce point) ne voulait pas payer les deux tiers et fit appel du jugement pour réclamer 50/50 .
A l'automne dernier, le tribunal d'appel alla dans le sens de l'assureur mais ajouta une certaine responsabilité pour le promoteur (natif du pays , il ne pouvait pas ne pas connaître la configuration des lieux et la proximité des marais .....maritimes) .
Ce énième jugement le condamna à rembourser le tiers de la somme due .Les 45 000€ versés pour la démolition de l'immeuble qui ne le fût pas , aussi.

Depuis , le promoteur et sa femme revendiquent un jeûne qui durerait depuis le ....14 novembre .Reçus par le cabinet du préfet au bout d'un mois de grève de la faim , il n'obtinrent que la demande du préfet d'arrêter leur mouvement .

Aujourd'hui les soixante jours sont dépassés , les jeûneurs sont perfusés et après avoir vainement essayé de populariser leur "combat", force est de constater que certains petits propriétaires comme une grande partie de la population s'écartent de ce que l'on peut légitimement appeler un chantage . Même si ça et là certains nous font craindre une "agonie". Même si une publication locale ,"l'écho de la presqu'île", pour ne pas le citer, essaye tant bien que mal  par l'instrumentalisation d'un courrier bien opportun publié  en bonne place, de  nous faire croire à la  mort qui rôde .Il faut d'ailleurs se rappeler que cet hebdomadaire avait annoncé  ce jeûne ......15 jours à l'avance !

Le climat devient nauséabond , il est interdit de douter de la réalité d'un jeûne malgré le reportage de la télévision régionale  nous montrant le visage de jeûneurs peu en rapport avec le 57 ème jour revendiqué. .
Et ce choix d'action disproportionné, pour quelle demande ?  ils se disent ruinés ,donc pourquoi avoir tout dépensé en sachant qu'il y avait une requête en appel de l'assureur sur la somme indemnisée ?

Encore une fois il s'est agit de leur part, de prendre de vitesse  une décision de justice .
Une grève de la faim ne transforme pas des coupables en innocents .
 .vertdo

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